20/10/2018

Adam Curtis : Do you really want change?

Une réponse magnifique du réalisateur Adam Curtis (Hypernormalisation, The Trap) sur notre impossibilité de changer le monde, notre manque d'engagement, nos hésitations. Le personnage est intéressant parce qu'il ne parle pas réellement en des termes politiques. Pour moi il parle de passion mais parvient tout de même à retranscrire une partie du ressenti de l'époque. Je ne vous recommande, depuis 2010, de regarder son oeuvre complète. Tout est sur Youtube, vous n'avez pas d'excuse. Bref, c'est issue d'un podcast intéressant que je pose sous le texte. L'extrait en question commence à 45:39. Je vous recommande de l'écouter, mixé avec la musique de ses documentaires, c'est assez inspirant. 

"Surrender yourself to something bigger."

P. 

"You ask what real change might look like, and I think that’s a really interesting question for liberals and radicals, because there is a hunger for change, out there - millions of people who feel sort of insecure, uncertain about the future who DO want something to change. I think that change only comes though a big imaginative idea. A sort of picture of another kind of future which gives people - which connects with that fearfulness in the back of people’s minds. And offers them a release from it. That's the key thing. But I think the question for liberals and radicals is - they are always suspicious of big ideas. That's what lurks underneath the liberal mindset.

And the reason is - and they are quite right in a way - is look what happened last time when millions of people got swept up in a big idea! Look up the last hundred years - what happened in Russia, and then in Germany. The point is , Is that Political change is frightening. It's scary — it's thrilling because it is dynamic and is doing something to change the world but it is scary because it can change things in ways where nothing to secure. Its like being in an earthquake. Even the solid ground beneath you begins to move. And things dissolve that you think are solid and real. And I think the question liberals are left have to face at the moment is a really sort of difficult question which is: “do you really want change? do you really want it?” Because if you do many of them might find themselves in a very uncertain world where they might lose all sorts of things.

What we were talking about, in many cases, is people who are at the center of society at the moment, they are not out in the margins. They would have a lot to lose from real political change because it really would change things in the structure of power. Or - and this is the brutal question: Do you just want things to change a little bit? Do you just want the banks to be a little bit nicer, or for people to be a little more respectful of each other's identities - All of which is good - but basically you carry on living in a nice world where you tinker with it. That’s the key question. But you can't just sit there forever worrying about big ideas because there are millions of people out there who do you want Change. And the key thing is: they feel they’ve got nothing to lose. You might have lots to lose, but they feel they’ve got absolute nothing to lose. But at the moment they're being led by the Right. So things won't remain the same.

But society may go off in ways you really don’t want. SO in answer to your question, what you need is a powerful vision of the future. With all its dangers. But it is also quite thrilling. It will be an escape from the staticness of the world we have today. And to do that, you’ve got to engage with the giant forces of power that now run the world, at the moment. And the key thing is that in confronting those powers, and trying to transform the world you might lose a lot. This is a sort of forgotten idea. Is that actually you surrender yourself up to a big idea and in the the process you might lose something but you’d actually gain a bigger sense, because you change the world for the better. I know it sounds soppy, But this is the forgotten thing about politics. Is that you give up some of your individualism to something bigger than yourself. You surrender yourself - and it’s a lost idea.

And I think really in answer to your question: You can spot real change happening when you see people from the liberal middle classes, beginning to give themselves up to something. Surrender themselves for something bigger. And at the moment, there is nothing like that in the liberal imagination."

Adam Curtis

18/10/2018

Playlist #WEEK42/18 - vieux ou pas ?

























Episode II : Nous sommes perdus dans le temps, entre les années 80 et nos jours. Ou peut-être le temps s'est-il arrêté. Rien n'a changé, tout est différent, ça continue mais c'est aussi la fin. La fin du mouvement, entre nostalgie des sons et frisson de l'arrangement. Autant dire que vous allez bouffer du synthé. Si c'est pas votre came, vous pouvez consulter d'autres entrées musicales ou le reste de ma audiothèque ici : @TheBlackPool

Bonne écoute, 

WEEK42/18 :
1. The Dreams - Aloha Miami (US - 2011)
2. Oto - Anyway (FR - 1984)
3. Lebanon Hanover - Gallowdance (DE - 2013)
4. Gary Numan - Down In The Park (UK - 1981)
5. Gold Zebra - Love, French, Better (FR - 2013)
6. Harold Faltermeyer - Axel Calls Jeffrey (US - 1987)
7. Saâda Bonaire - Joanna (DE - 2013)
8. Connan Mockasin - Unicorn In Uniform (UK - 2011)
9. Cabaret Voltaire - Invocation (UK - 2011)
10. Noir Boy George - Enfonce Toi Dans La Ville (FR - 2014)
11. Revolting Cocks - No Devotion (BE/US - 1985)


17/10/2018

Jacques Rancière : Les Temps Modernes

Voici quelques extraits importants du dernier livre du philosophe Jacques Rancière, Les Temps Modernes, publié à La Fabrique. Je dois dire que mon intérêt pour le livre est inégal en fonction des chapitres. Je retiens surtout les deux premières parties, "Temps, récit et politique" et "La modernité repensée". Ces deux chapitres valent à eux seuls les 13 euros à payer pour ce petit format. Bonne lecture.

« Il y a eu de l’histoire mais il n’y en a plus. » C’est en ces termes que Marx résumait la méthode de Proudhon qui transformait, selon lui, les catégories économiques en notions éternelles. Proudhon voulait tirer d’une justice intemporelle les principes d’un échange équilibré entre les agents du processus économique. Marx lui opposait une justice qui était le produit de l’histoire, le but devait être atteint par le développement historique des relations de production et d’échange. Notre temps semble bien avoir retourné contre lui la critique. Cette Histoire qu’il opposait naïf adorateur de la justice éternelle, il nous enseigne qu’elle était elle-même une histoire : la fiction d’un développement temporel orienté par une fin à venir, le grand récit d’un tort infligé et d’une justice promise à une victime universelle. Cette histoire-là, on nous invite à constater aujourd’hui qu’elle n’est plus, que la réalité du temps dans lequel nous vivons a effectivement clos son âge.
P13

La fiction n’est pas l’invention d’être imaginaires. Elle est d’abord une structure de rationalité. Elle est la construction d’un cadre au sein duquel des sujets, des choses, des situations sont perçus comme appartenant à un monde commun, des événements sont identifiés et liés les uns aux autres en termes de coexistence, de succession et de lien causal. La fiction est requise partout où il faut produire un certain sens de réalité. C’est pourquoi l’action politique, la science sociale ou la pratique journalistique usent de fictions, tout comme les romanciers ou les cinéastes. Et cette rationalité fictionnelle se ramène toujours à un noyau fondamental qui est celui d’une certaine justice du temps : un ordre causal selon lequel des évènements s’enchainent et des situations se retournent ; un processus de dévoilement au sein duquel des sujets prennent conscience de cet enchainement et font l’épreuve de ces retournements. Cette structure matricielle qui met en rapport des évènements qui s’enchainent, des situations qui se retournent et des sujets qui en subissent l’effet et en acquièrent la connaissance remonte à loin. Elle a été fixée en Occident par la Poétique d’Aristote. Mais elle permet encore de comprendre et de mettre en question la manière commune dont la science de l’histoire et le discours qui en proclame la péremption pensent le rapport entre temps et justice.
P14-15

Ce qui aurait disparu (avec l’effondrement de l’Union Soviétique) est un certain modèle de temporalité : précisément le modèle d’un temps mû par un processus de dévoilement d’une vérité et une promesse de justice. Ce qui resterait alors est la seule réalité d’un temps dépouillé de tout contenu immanent à réaliser et ramené à son cours ordinaire. Ce cours ordinaire se prête lui-même à des descriptions et des évaluations diverses. Nos gouvernements et les médias dominants ont salué l’âge enfin venu d’une gestion experte du présent et de son prolongement immédiat, calculant les chances de prospérité offertes par des mesures prises pour les six mois à venir et destinées à être vérifiées dans ces mêmes mois. Des intellectuels désenchantés y ont vu la réalité crépusculaire d’un temps post-historique marqué par le règne du présent seul, un présent occupé par le règne sans partage de la consommation et de la communication. L’optimisme officiel et le catastrophisme ambiant partageait en tout cas la même vision : celle d’un temps qui avait dit adieu aux grandes espérances et aux désillusions amères de ce temps de l’Histoire orienté par une promesse de justice. (...)
Il apparut pourtant assez vite que ce présent déclaré absolu n’avait pas si bien rompu avec les passions nourries par le poids du passé ou les promesses du futur. Les pays libérés de l’empire communiste du futur se voyaient vite affectés par le retour des grands récits nationaux et des ancestrales haines ethniques ou religieuses. (...) Mais aussi c’est au cœur même de la rationalité économique que le prétendu règne du pur présent allait se déclarer comme une guerre entre le poids du passé et les exigences du futur. On ne tarda pas, en effet, à nous apprendre que la gestion experte et réaliste du libre marché demandait elle-même des sacrifices dans le présent pour assurer la prospérité à venir ou éviter la catastrophe imminente
P16

Ce qui fonde la pérennité de la domination mais aussi ce qui est commun au temps des « grands récits » et à celui qui prétend les avoir abolis, c’est une division au sein du temps lui-même. Car le temps n’est pas simplement la ligne tendue entre le passé et l’avenir, une ligne que l’on peut charger de promesses ou ramener à sa nudité. Il est aussi une distribution hiérarchique des formes de vie. Et c’est celle-ci qui apparaît en pleine lumière lorsque l’on prétend révoquer les promesses de dévoilement et de justice de l’Histoire. Ce n’est pas le mensonge de l’idéologie qui cache la réalité. C’est la manière de raconter la progression du temps qui recouvre la distribution des temporalités qui fonde sa possibilité.
P18

(Le) temps de la fiction (d’après la Poétique d’Aristote qui a mis en place les principes de la rationalité fictionnelle) s’ordonne selon deux types de renversement : un renversement de situation qui va de la fortune à l’infortunes, (ou l’inverse) ; et un renversement de savoir qui va de l’ignorance au savoir. C’est ainsi que le temps se lie au savoir et à la justice. Les personnages tragiques passent de la fortune à l’infortune non par l’effet de quelque malédiction divine mais parce que leur action produit des effets inverses de ceux qui étaient attendus. Et c’est en subissant ces effets qu’ils accèdent à la connaissance de ce qu’ils ignoraient.
Il est clair que le nœud de ces quatre notions – fortune, infortune, ignorance, savoir – fournit une matrice de rationalité dont le champ d’application peut couvrir aussi bien les transformations effectives de nos sociétés que les intrigues inventées par les poètes. Ce n’est pas pour rien que la rationalité causale de l’action fictionnelle reçoit deux modalités équivalentes : elle peut être nécessaire ou vraisemblable. (...) Ce partage oppose un temps rationnel de la fiction où les choses sont liées par des liens de causalité à un temps de la réalité ordinaire où elles arrivent simplement les unes après les autres. La hiérarchie des temps qui fonde la privilège poétique définit aussi les conditions de la rationalité causale. Celle-ci a son lieu là où l’on sort de l’univers de ceux qui vivent au jour le jour. La hiérarchie des temps qui fonde la rationalité de l’action humaine correspond à une hiérarchie des places qui sépare deux catégories d’êtres humains. Il y a ceux vivent dans le temps des évènements qui peuvent arriver, le temps de l’action et des ses fins, qui est aussi le temps de la connaissance et du loisir. Ceux-là, de l’Antiquité jusqu’au XIXème siècle, ont été désignés comme hommes actifs ou hommes de loisir. Et il y a ceux qui vivent dans le temps des choses qui arrivent les unes après les autres, le temps rétréci et répétitif de ceux qu’on appelle hommes passifs ou mécaniques, parce qu’ils vivent dans l’univers des simples moyens sans avoir part aux fins de l’action non plus qu’à la fin en soi du loisir. La rationalité du déroulement horizontal du temps repose sur une hiérarchie verticale qui sépare deux formes de vie, deux manières d’être dans la temps, on pourrait dire simplement : la manière d ceux qui ont le temps et la manière de ceux qui ne l’ont pas.   
La justice du temps se dédouble ainsi. Il y a la justice du processus causal conceptualisé pas la Poétique d’Aristote, celle qui fait passer les hommes actifs de la fortune à l’infortune et de l’ignorance au savoir. Et il y a l’autre justice qui la soutient en silence, celle à laquelle Platon a consacré sa République. Celle-ci consiste en une distribution bien ordonnée des temps et des espaces, des activités et des capacités et elle repose sur une condition première que Platon énonce au tout début du récit sur la formulation de la cité. Cette condition, c’est de maintenir dans le seul espace de l’atelier ces artisans qui ne doivent pas avoir le temps d’aller ailleurs, pas le temps de faire autre chose que le travail qui n’attend pas.
Cette double nature du temps, comme enchainement de moments et comme hiérarchie des occupations, qu’il faut dégager si l’on veut comprendre la structure des fameux grands récits et la manière dont elle se survit dans le présent qui dit l’avoir abolie. Le fait est que les grands récits de la modernité reposent sur une double distribution des temps. D’un coté, ils ont annulé l’opposition de la rationalité fictionnelle à la pure empiricité des faites successifs de l’historia. C’est ainsi que l’Histoire – avec un grand H – est devenue une forme de rationalité et une promesse de justice. Les récits du progrès historique et le récit marxiste de l’Histoire ont appliqué à la succession des faits historiques le modèle de causalité qu’Aristote avait réservé à l’invention fictionnelle. Ils ont congédié la hiérarchie des temporalités en soumettant le temps où les choses arrivent les unes après les autres à une forme rationnelle d’enchainement de causes et d’effets. Le marxisme a même fait plus : il a placé la matrice rationnelle des activités humaines dans le monde quotidien obscur de la production de la vie matérielle et il a opposé cette rationalité causale d’en-bas aux événements de surface qui appartiennent à la vie glorieuse des « hommes actifs ». Il a du même coup noué autrement les deux renversements qui formaient la matrice de la rationalité fictionnelle. A quelques exceptions près, le nœud tragique faisait coïncider le passage au savoir avec un passage au malheur. Ce que les héros tragiques apprenaient au terme de l’histoire, c’était l’erreur qui avait causé leur malheur. A l’inverse, la nouvelle science historique annonçait un passage du malheur de l’exploitation subie au bonheur d’une libération obtenue grâce au savoir acquis sur la loi de la nécessité. Ainsi s’affirmait un lien privilégié entre nécessité et possibilité : le développement nécessaire des formes de l’exploitation produisait un savoir de la nécessité qui rendait possible d’en finir avec la loi. L’Histoire devenait ainsi le récit d’une conjonction positive entre le développement du temps, la production du savoir et la possibilité d’une justice. L’évolution historique produisait elle-même une science de l’évolution qui permettait aux agents historiques de jouer un rôle actif dans la transformation de la nécessité en possibilité. £+/°_0987çà!è§('"éraconter la progression du temps qui recouvre la distribution des temporaliés qui fonde sa possibilité.  passé
P19 - 23


15/10/2018

A Zizek nugget

Un court extrait d'une réponse de Slavoj Zizek lors d'une conférence au Subversive Film Festival de Zagreb en mai 2008. La question portait sur les évènements comme celui-ci, payants, cooptés, sponsorisés et ici, d'après la personne posant la question, laissant les premiers rangs pour des journalistes dont certains s'étaient compromis avec des criminels de guerre (photos ou autre). Je poste cet extrait parce qu'il me fait marrer et je souligne deux trois choses utiles au passage.

"(...) I still always very naively believe in the elementary subversiveness of theory. That's why — not because there's no money, there's always money for rubbish — that's why they're closing universities and reduce the finances here and in England. Since we were just talking about English Speculative Realism, you know that scandal (creusez, il y a les néo-réactionnaires au bout de cette histoire), now they all at once pulled the plug on Middlesex Philosophy Department and so on... Which means, I think that precisely this Bologna Reform (to speak about it in old Marxist terminology) is a sign that the ruling class is aware of the dangers of theory.
And now, this doesn't bother me at all, there could be sitting here bad people and so on... Sooner or later they will become aware. It will of course be too late for them, that, how should I say, at a certain point we will tell them : "Here you go gentlemen from the first row, up here, here's the rope around the neck..." I have no problem with this.
If anyone is bothering you about why they gave us, I don't know, some money and so on... all that. Here we have to be completely brutal. For example you told me some people were complaining about the high cost, you see because we don't get that much money. We had the same problem in London in a conference about Communism. Some pseudo-leftists were whining "But how is it 50 dollars!" Well I can tell you why! Because that was a conference about Communism and not about the 'suffering of animals' and 'children who suffer', and all these silly philanthropic themes. For the theme of Communism there wasn't any good Soros to give us money.
Most of us paid our own way, the institution Birkebeck even gave us a bill for the room precisely because we didn't have any of these sponsors. We obviously didn't get any honorarium. Just for some people who couldn't, we paid their card, some hotels (I paid my own), and the lecture area of course, and so on. Which means, you know, we live in brutal Capitalism, and instead of paying for it, we should brutally use it.
The problem isn't some idiot in power giving you money. Take the money! Take the Money! But take it without moralistic feelings of guilt. The next day kill him, and if he says "But I gave you money", tell him "You Idiot, why did you give me the money?" Here there's no room for moralism. Be brutal. If we live in Capitalism, then we live in Capitalism. Take the money wherever you can without any feeling of responsibility. They give us money not because they like us but because they think it's chic or in that way they make a spectacle and so on... Let them live in their illusions. That much better for us.
So, I agree with what you're saying but don't be so paranoid in the sense, "oh but all of this is co-opted and so on..." It's not so, to tell you, it's not. You know, things don't work that way, that at first, how should I say, that's what always fascinated me, like that citation earlier of Tito. "First we just wanted power, then we went for self-governance." Things can even start as some stupid spectacle, but then they become serious. So have more faith in theory. If nothing else, those in power know where the problem is. And that's why what you were saying about Greece, and here, those big demonstrations, that was a huge moment. That's the fight for what I called "intellectual property" and so on... Today there is a big battle being fought in Europe, (to say it in pathetic traditional terminology) Capital and European nations spontaneously feel that something new is happening. That the time of that, how should I say, "listless postmodernism", you know where you analyze some Jane Austen story and you find some subversive movement. That these times are coming to an end. There are signs of panic in the system and we shouldn't lose our nerves in these times."


Source : https://www.youtube.com/watch?v=mGC3uJadXh0

09/10/2018

Playlist #Week41/18 - Classic




C'est le début d'un petit exercice qui consiste à créer une playlist par semaine, idéalement dans un genre précis. L'idée c'est de vous faire découvrir une musique souvent différente, parfois barrée, qui peut amener à penser (comme ici) ou à danser (pas comme ici), mais qu'en général Spotify ne vous proposera pas. Le tout sera agrémenté de quelques classiques, quand même.

On commence ici avec huit morceaux qui tendent vers la musique classique mais qui traversent différents courants et époques ce qui donne malgré tout un mélange très hétéroclite allant de l'ambient au piano seul jusqu'à la bande originale, de 1874 à 2011, et de l'Australie à l'Islande.

Bonne écoute,

WEEK41/18 :
1. Fennesz, O'Rourke, Rehberg /// Fenn O' Berg Theme (AU - 1999)
2. David Sylvian and Holger Czukay - Plight (The spiralling of winter ghosts) (UK/PL - 1988)
3. Richard Wagner - Das Rheingold - Prelude (DE - 1874)
4. Claude Debussy - Clair de lune (FR - 1905)
5. Lili Boulanger - Pie Jesu (FR - 1918)
6. Tosca - 1504 / 77 (AT - 2003)
7. Nadia Boulanger: Vers la vie Nouvelle (FR - 1918)
8. Jóhann Jóhannsson - Freedom From Want And Fear (IS - 2011)




22/09/2018

L'Occupation du monde I

Peut-on trouver dans le moyen âge et en particulier dans la scolastique les premières racines du capitalisme? C'est à cette question que Sylvain Piron se propose de répondre par l'affirmative dans ce premier volume de L'Occupation du monde, une réponse qui sera complétée dans un second volume encore à paraitre. 

Pour une civilisation arrachée au passé et à tout futur possible, bloquée dans un présent immuable, cette question apparait superflue. Mais c'est oublier qu'il y a quelque chose de magique dans le processus historique, dans la manière dont les idées naissent, évoluent et prennent forme pour transformer le monde sur des centaines d'années. Si nous voulons imaginer un futur à long terme et lui donner vie, "un nouveau monde", il est indispensable de connaitre les prémisses du monde qui s'achève indéfiniment.

Voici quelques citations du bouquin pour vous convaincre. Vous trouverez aussi l'introduction chez Lundi Matin et une fiche de lecture ici

P.


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IDEM VELLE AC IDEM NOLLE AC TANDEM VERA AMICITIA EST