07/07/2017

Jacques Derrida à propos de l'athéisme et de la croyance (EN)



Je connais pas trop cet homme là, à priori pas mon truc même si ici je vois ce qu'il veut dire. Une drôle de boucle qui veut que plus tu testes ton athéisme, plus tu le questionnes, plus tu construis un système de croyances ; qui te permet de contourner les religions tout en donnant du sens, mais qui n'est que cela au final : un système de croyance. Qu'est ce que la fois?

P. 

"Pour Jacques Derrida l'athéisme se distingue donc peu de la foi. En poussant la déconstruction aussi loin que possible, il laisse venir un discours où le théologique frôle l'hyper-athéologique. On ne peut pas plus se fier à l'athéisme, même le plus radical, qu'à la religion. Les uns et les autres n'ont pas de fondement sûr, ils puisent au désenchantement."

"Derrida le reconnaît, il "passe à juste titre pour athée". Mais pour autant, il n'écrirait probablement pas une phrase comme "Je suis athée" [à cause du verbe être]. Il ne se laisserait pas enfermer dans une définition aussi étroite. A la question Croit-il en Dieu? Il ne répondrait rien, car ce qu'on nomme Dieu, omniprésent et absent, appelle d'autres noms. S'il devait s'interroger sur les déguisements de Dieu, il chercherait plutôt ceux sous lesquels il n'apparaît pas (lire la page : Derrida et la théologie négative, plus détaillée sur ce point). Mais cela ne l'empêche pas d'avoir beaucoup écrit sur Dieu, la religion , le tout autre, le christianisme, son judaïsme à lui, et même aussi, même s'il ne l'avoue pas, sur quelques questions cabalistiques ou sa Cabale à lui, etc. Son intérêt pour la promesse, l'eschatologie et le messianisme, pour l'inouï, la foi et ce qu'il appelle la fiabilité (ou fiduciarité), ne s'est jamais démenti."

Source du texte : http://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0612221308.html


 
IDEM VELLE AC IDEM NOLLE AC TANDEM VERA AMICITIA EST